In cauda venenum

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Archive pour août 2008

Youpi !

Cela fait quelques années que l’envie de renouer avec l’écriture me titille, bien que le temps me fasse toujours défaut. En attendant de concrétiser les idées en cours, voici tout de même une nouveauté… pas si nouvelle que cela.
En 1995, en effet, j’avais extrait d’un roman resté inachevé un texte que j’avais inclus dans un recueil de nouvelles intitulé Débris et ratures (on peut d’ailleurs en retrouver certaines dans les textes présentés sur ce site) et qui n’avait été diffusé sur papier qu’auprès d’un très petit cercle d’amis.
Par la suite, j’avais eu l’idée de transformer cette fiction délibérément grotesque en scénario d’un improbable court-métrage, mais cette nouvelle version avait disparu lors du crash malencontreux d’un disque dur.
Il est temps aujourd’hui pour Youpi ! de faire son retour, car la réalité médiatique qui s’emploie chaque jour davantage à dépasser nos pires cauchemars est déjà en passe de faire de cette farce un documentaire réaliste.

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L’horloge

L’horloge est une nouvelle écrite en 1995, mais qui reste d’actualité puisqu’elle a pour thème le monde merveilleux du travail, plus que jamais à l’honneur depuis que notre minuscule président a décidé de nous libérer de l’oisiveté (Arbeit macht frei, comme on disait autrefois).

Voici une belle photographie pour illustrer ce petit texte :

Ne travaillez jamais

Ne travaillez jamais

Pour l’anecdote, cette phrase a été inscrite sur un mur de la rue de Seine en 1953 par Guy Debord, puis publiée en janvier 1963 dans la revue Internationale Situationniste qui stipulait : « Tous les textes publiés dans Internationale Situationniste peuvent être librement reproduits, traduits ou adaptés même sans indication d’origine ». Quelques mois plus tard, la librairie qui vendait cette photographie sous forme de carte postale réclamait 300 francs d’indemnité à Debord, lequel rétorqua perfidement : « je ne saurais trop approuver votre défense de la propriété artistique, trop souvent bafouée », pour rappeler aussitôt qu’il était lui-même l’auteur de l’inscription photographiée et donc parfaitement en droit de réclamer à son tour des droits d’auteur.

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