In cauda venenum

intro

Jamengrove Jamendown

Je me suis inscrit sur le site Jamendo en mars 2005. Cela faisait quelque temps déjà que j’avais expérimenté la diffusion de ma musique sur internet, mais je venais alors tout juste de découvrir l’existence des licences ouvertes, dites aussi licences de libre diffusion, telles les Creative Commons. Paradoxalement, c’est grâce à une liste de discussion consacrée à la SACEM que j’ai eu vent de ces licences et compris qu’elles me permettraient de faire écouter ma musique sans avoir à me soumettre aux règles du marché : c’est pourquoi, contrairement à d’autres utilisateurs des licences ouvertes venus du monde du logiciel « libre », j’attache une importance toute particulière à la clause « nc » (non commercial). Faire de la musique « libre », pour moi, c’est avant tout affirmer que la musique, et plus généralement l’art et la culture, peuvent être autre chose qu’une marchandise et peuvent se soustraire à la dictature du marché.

Certes, en 2005, j’étais encore peu au fait des implications juridiques et éthiques de ces licences, et il m’était d’ailleurs arrivé de diffuser mes morceaux sans licence dans des contextes clairement commerciaux : j’étais moins regardant qu’aujourd’hui, et un peu émerveillé par la facilité avec laquelle je pouvais ainsi faire connaître mes sons, même si déjà je pouvais percevoir l’escroquerie mercantile qui se mettait en place sur internet autour de la musique.

Sur Jamendo, justement, j’ai eu l’impression de découvrir autre chose que cette foire à la « visibilité » à laquelle j’avais déjà eu l’occasion de me frotter. Le site, encore jeune, s’affichait non comme une entreprise commerciale, mais comme une nouvelle communauté prônant le partage et les échanges entre artistes et auditeurs. D’ailleurs, l’album Particules que je déposai alors sur Jamendo fut abondamment commenté, ce qui fait toujours plaisir. Bien sûr, Jamendo était déjà une entreprise, et les clauses d’inscription, que j’avais dû lire très distraitement évoquaient peut-être déjà le financement du site par la publicité. Mais j’avoue ne pas y avoir prêté attention sur le moment.

Plus tard, j’ai commencé à participer aux discussions du forum de Jamendo (je n’étais vraiment pas familier de l’exercice) et j’ai ainsi pu enrichir ma pensée sur les enjeux de la musique libre. J’ai également découvert d’autres artistes avec qui j’ai pu nouer des contacts qui ont fait naître ensuite des collaborations fructueuses. Mais la question de la publicité a commencé à changer la donne dès l’été 2006. Très hostile à ce mode de financement qui me semble néfaste et chimérique à la fois, j’ai commencé à tenir un discours critique sur l’évolution du site, tandis qu’une première vague d’artistes rapidement qualifiés d’intégristes quittait Jamendo pour se recentrer sur des sites plus « propres » comme Dogmazic, MCP ou La Citerne.

J’ai choisi à l’époque de rester encore un peu sur Jamendo, par attachement au site qui m’avait fait découvrir la musique libre et par volonté d’y porter la contestation. Mais je me rends compte à présent que les « vétérans » avaient eu entièrement raison de partir. La « communauté » sur laquelle Jamendo s’est appuyé sans vergogne pour grandir n’existe plus : elle se résume à une agrégation de quelques individus qui se plaisent à parler de la pluie et du beau temps ou à s’abîmer dans des querelles personnelles. Tout débat enrichissant y est devenu impossible. La majorité des artistes, d’ailleurs, n’intervient pas dans les discussions. Certains sont même adhérents de la SACEM qui pourtant leur interdit ce type de diffusion. Quant à ma musique, noyée dans la masse d’un « catalogue » pléthorique, elle ne bénéficie même plus de cette merveilleuse « visibilité » dont on nous a tant rabattu les oreilles (cet aspect est pour moi secondaire dans la mesure où je ne cours pas après le succès, et puis bien sûr, la musique doit vivre aussi en dehors d’internet, par les concerts notamment : mais si Jamendo ne me sert même plus à recevoir quelques échos – bons ou mauvais – sur ma musique, quel est l’intérêt de rester sur ce site dont la nouvelle interface bâclée privilégie surtout l’affichage de la pub et les gadgets ?).

Enfin, les propos de Mark Tluszcz,  »managing partner » (sic) du fonds d’investissement Mangrove Capital Partners qui influe désormais directement sur la politique de Jamendo, ont achevé de me dégoûter de ce site. « D’ici cinq ans la musique sera gratuite pour tous » prédit fièrement ce monsieur, sauf qu’il ne s’agit pas ici de favoriser le partage culturel, mais plutôt d’utiliser internet pour « déstabiliser » l’industrie du disque et capter les parts de marché publicitaire sur ces nouveaux flux d’information, avant, sans doute, de revendre la plate-forme à une société plus importante (comme Mangrove l’a fait auparavant avec Skype, revendu à eBay pour 4 milliards de dollars). Jamendo n’est donc plus qu’un outil aux mains d’un prédateur financier qui affiche avec cynisme son pseudo-darwinisme : « pour mes associés et moi, la morale, c’est le marché qui la dicte ». Dans cette perspective, les artistes qui laissent les auditeurs accéder gratuitement à leur musique ne se placent plus en dehors du marché, mais n’en sont que les esclaves consentants, produisant gentiment et gratuitement la matière première qui servira à attirer l’internaute qu’on va ensuite gaver de publicité. Je ne vais pas pleurer sur la chute de l’industrie du disque ni sur les artistes rentiers qui se croient spoliés par le piratage. Mais je suis convaincu que le modèle économique prôné par « Jamengrove » est encore pire que celui de cette industrie qui, elle, au moins, rémunérait un peu ses tâcherons. Je reste attaché à la notion de « musique libre » et de partage, mais je n’ai nulle intention d’oeuvrer bénévolement à accroître les profits de Jamendo et de Mangrove Capital Partners : désormais, je diffuserai ma musique uniquement là où règne un réel esprit de partage et où l’artiste n’est pas le dindon de la farce d’une gratuité qui n’est décidément pas gratuite pour tout le monde.

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Commentaires sur “Jamengrove Jamendown”



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salut!

bien, jolie texte!
tout a fait d accord avec la question de la visibilite, a quoi bon rester sur jamendo si de toute facon nous sommes noyes dans la masse…

neanmoin, je pense qu il faut garder un oeil sur jamendo, dans le cas d une revente, je leur sortirais leur fameux « Contrat » que l on « signe » d un clique.

et la on rigolera je pense…

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Comme d’hab, juste et bien écrit.

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Encore et toujours une belle plume mais des infos bien décevantes sur Jamendo.
Si j’en crois « pépère Copé », le gouvernement penserait à trouver de l’argent, après la suppression de la pub sur les chaînes publiques, par le biais d’internet.
Internet sera de plus en plus un produit marchand.
La culture sans profit sera réduite à une portion congrue une fois de plus !

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J’ai également retiré mes albums aujourd’hui.
J’ai mis un petit mot sur mon blog et mis un lien pointant vers ce bel article.
Siegfried, tu possèdes maintenant un collector de l’album ASAP avec le logo de Jamendo dessus…

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Rejoignez Altermusique.org alors :)

Nous sommes plus un label qu’un hébergeur comme Jamendo (on choisit les artistes qu’on accueille en fonction de la qualité de leur démarche), et on fait partie des artistes qui ont quitté le navire avant qu’il ne soit bradé :) Oh et on est pas une entreprise, c’est juste moi derrière le site pour le moment, et on mettra jamais de pub, si on a besoin d’argent on fera un appel à des dons c’est tout :)

Le site est encore en bêta mais ça marche pas trop mal jusque là, il reste à terminer la mise en place de la plate-forme technique. Si ça vous tente : http://altermusique.org/

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Je vais penser à ça…

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L’initiative a l’air intéressante, mais il semble que cela est réservé aux utilisateurs de licences du type LAL. En tout cas, je ne vois pas de CC by-nc-sa dans la liste des licences utilisées. Or, je tiens beaucoup, pour ma part, à la clause « nc » de ma licence.

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Non non il y a CC-by et CC-by-sa dans les licences dispo, mais effectivement on ne fait que des licences libres, donc pas de « nc » ou de « nd ».

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Oui, j’avais vu CC-by et CC-by-sa. Mais il se trouve que la licence ouverte avec clause « nc » a ma préférence car elle est pour moi authentiquement « libre », n’en déplaise aux puristes : exclure clairement et ostensiblement mes activités artistiques du monde aliéné de la marchandise est pour moi une vraie garantie de liberté (de création et de diffusion).
Donc tous mes voeux de réussite à altermusique.org, mais les licences proposées ne conviennent pas globalement à ma démarche personnelle. Merci tout de même pour l’invitation.

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Je comprends, je ne jurais que par « nc » aussi avant, par mes idées anti-commerciales, mais maintenant avec un peu de pratique derrière moi « nc » me semble trop restrictif. Maintenant je comprends tout à fait ta position, ça ne me pose aucun problème, mais pour Altermusique.org c’est bien plus simple de passer par des licences sans « nc » ni « nd », ça permet de n’avoir aucun contrat à signer avec les artistes, la licence suffisant pour ce qu’on pourrait vouloir faire. C’est un confort auquel il est difficile de renoncer quand on peux pas se payer de juriste comme chez Jamendo :)

Y’a un point de vue intéressant aussi (que je ne partage pas forcément) de la part d’Antoine Moreau, à l’origine de la licence art libre :

« Je ne veux pas polémiquer. Juste dire que ce qui est mu par la peur (peur de se faire voler par les riches, par les pauvres, peur de n’avoir pas sa ration de gloire, etc) ne m’intéresse pas. Ce qui compte c’est la confiance qu’on met dans l’affirmation de ses propres forces. Le reste suit. [L'Art Libre] ne craint personne c’est pour ça qu’il est puissant et c’est précisément cette puissance là qui se diffuse et dont tout le monde a besoin, plus que d’être protégé dans sa petite crainte. Si la création artistique est peureuse alors je ne donne pas cher de la culture à venir.»

Si tu n’y a pas encore été, tu peux aller voir du côté de Dogmazic ou Boxson.net, ce sont des assos aussi :) Bonne continuation en tout cas !

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A ben mince, j’avais pas lu que le nc n’était pas accepté…
Donc, étant quelque peu attaché à cette clause je ne pourrai pas non plus venir…
NC, pour moi ce n’est pas la peur de me faire voler des morceaux par des requins (qui se foutent, en passant, très certainement de ce que je fais), mais simplement d’affirmer mon aversion pour ces dits requins…
Bon, après je ne comprends pas en quoi NC et ND sont plus compliquées pour vous… Vous ne faîtes pas de bizness, pourquoi signerait on un contrat ? Pour Jamendo, c’est un peu différent, puisque nous avions accepté de faire sauter la clause NC pour eux…
N’êtes vous pas entrain de vous enfermer en restreignant ainsi les types de licences possibles ?
Dogmazic, je connais bien et c’est pour l’instant le site qui me convient le plus.

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Sur Altermusique.org on veux aussi promouvoir les artistes, et ça veux dire je l’espère dans le futur l’organisation de concerts, la distribution de compilations chez des disquaires, etc. NC est gênant pour tout ça, c’est considéré comme une utilisation commerciale dès lors qu’il y a de l’argent investi en jeu.

Et ce n’est pas enfermant à en juger le nombre de demandes d’inscription que je reçoit :) C’est une autre logique, je suis très attaché à l’esprit du libre, la réutilisation libre en fait partie. C’est une autre vision de la musique libre c’est tout :)

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Je suis prêt à faire sauter la clause NC, pour une association notamment, mais cela ne voudrait pas dire que les morceaux soient sans la clause NC.
Bon, en prenant le mauvais exemple de la Jamendie : En s’inscrivant sur Jamengrove, j’ai accepté que Jamendo fasse une utilisation commerciale de mes morceaux, mais uniquement eux, mes morceaux restant pour tous (sans dérogation de ma part)avec la clause NC.
Franchement, j’ai du mal à saisir où est le problème… Juste la rédaction du contrat, c’est ça ?
Ou cela va plus loin ?
J’ai déjà publié sous LAL quand j’ai bossé sur les projets de Lacrymosa, quelque part cela ne me gène pas… Peut être ce débat de chapelle est il improductif, à moins qu’il y ait un fond plus philosophique / politique derrière tout ça.
Pour moi, le socle minimal et le plus important des licences libre est la libre diffusion laissé à tout un chacun. C’est le P2P qui m’a amené aux licences libres… A mon sens, les
autres restrictions font partie de la « liberté » laissé à l’artiste…
Mais je suis tout prêt de penser que pour moi, LAL ou CC-NC ce serait pareil… Pour moi NC ne veut pas dire que la musique pourrait ne pas avoir de valeur au sens pécunier du terme…

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C’est juste un choix différent :) Pour moi l’art libre comprends des libertés fondamentales qui sont les mêmes que celles du logiciel libre. Si tu veux faire de l’analogie, CC-NC et/ou ND c’est comparable à un freeware, alors que CC-BY et/ou SA / LAL sont comparables à la GNU GPL.

Enfin on va s’arrêter là, tu peux trouver sur linuxfr des discussions de centaines de messages sur ce point, de qui considère que la musique c’est différent du logiciel et que donc c’est suffisamment libre avec NC et/ou ND pour utiliser le terme « libre » ou de qui considère que ce n’est pas le cas. C’est un débat sans fin qui n’a pas lieu de se perpétuer, on n’a pas les même visions et ça s’arrête là, pas besoin de polémiquer :)

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Ha bah comme quoi les vieux intégristes avaient pas forcément tort :) .

Bien entendu il reste dogmazic, altermusique qui se lance et puis l’hébergement perso pas chez son FAI(pour pas être comme un con le jour où on en change) et boxson, mais bon, je veux pas prêcher que pour ma paroisse.

En parlant de prêcher, écoutez les bonnes paroles des intégristes: http://boxson.net/groupe/ralecrew .

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Je respecte éminemment les partisans de la LAL ou de toute autre licence strictement « libre ». Je tique juste un peu lorsque l’on m’affirme que ma licence n’est pas vraiment libre parce que je refuse les utilisations commerciales, mais après tout, admettons que cette licence avec clause « nc » soit juste « ouverte » et pas « libre » : le mot « libre » est tellement galvaudé que je ne m’y accrocherai pas plus que cela.

Ce qui m’importe, c’est d’affirmer l’existence d’un champ d’activité artistique séparé du règne de la marchandise qui s’insinue déjà dans tous les champs possibles de l’activité humaine, allant jusqu’à s’en prétendre l’alpha et l’oméga. Je ne me situe pas vraiment dans une filiation par rapport au logiciel libre, même si je sais ce que l’émergence du cadre juridique des licences ouvertes doit au monde du logiciel, mais plutôt dans une perspective artistique et politique qui entend utiliser les moyens légaux (ou même illégaux) pour rendre la création artistique indépendante de la tyrannie du marché. Nulle peur ni désir de protection dans cette démarche : nous nous efforçons simplement de construire une aire de jeu où chacun exerce sa liberté indépendamment des contraintes du commerce. La clause « nc » est juste une pancarte signifiant : « prière de ne pas installer de péage sur le toboggan et de ne pas revendre le sable destiné au libre usage de tous ceux qui ont envie de faire des pâtés avec ». Jusqu’à présent, nous nous amusons bien. S’il vient l’envie à un marchand de jouer avec nous, qu’il dépose son attaché-case, son cigare et ses stratégies marketing à l’entrée du parc et qu’il vienne jouer avec nous. On lui demande juste de ne pas repartir avec les jeux qui doivent rester à usage public à l’intérieur du parc, et de ne pas essayer d’instaurer ses règles dans nos activités ludiques.

J’aurais bien un mot à ajouter sur les utilisations de musique libre comme source gratuite d’illustrations sonores (y compris au mépris des licences de diffusion) ce qui constitue une forme de dumping vis-à-vis des musiciens qui vivent de ce genre d’activité. Mais je me suis déjà beaucoup exprimé ailleurs sur le sujet. Disons juste que les sirènes de la « visibilité » me laissent froid et que mon ambition n’est pas de faire concurrence à la musique commerciale mais de faire autre chose. Je ne cherche pas à infester le système mais à m’amuser indépendamment de lui.

Sinon, je n’ai pas bien compris en quoi le fait de devoir signer des contrats individuels avec les artistes pouvait être une contrainte insurmontable pour un label. Pas besoin de se payer un juriste pour cela. Une fois que l’artiste a fait sauter par contrat sa clause « nc » en faveur des diffusions envisagées par le label, celui-ci peut tout à fait organiser des concerts, distribuer des compilations, quitte à générer une activité commerciale raisonnable (au sens où il s’agit de se rembourser un minimum des frais engagés et non de se lancer dans une course au profit)… En cela, je dirais même que le contrat est un lien personnel entre l’artiste et son label, ce qui oblige à une discussion, à une prise de contact, à un accord sur des intérêts mutuels. Humainement parlant, c’est plutôt sain, non ? Et là, on ne parle pas de contrat faustien avec clauses sibyllines écrites en tout petit et en langage abscons. Enfin j’espère.

Je suis présent moi aussi sur Dogmazic, qui me convient parfaitement, mais aussi sur La Citerne et MCP. J’ai quitté BnFlower puis Jamendo, en désaccord avec les ambitions commerciales de ces deux sites. En ce qui concerne Boxson, je tique sur le bandeau publicitaire en bas de page. Echaudé par mes expériences sur les deux sites susnommés, je suis devenu quelque peu intransigeant à ce sujet, je dois l’avouer.

Pour conclure, nos démarches respectives ne me semblent pas antagonistes mais complémentaires. Vous faites, si j’ai bien compris, le pari de la viralité. Nous faisons quant à nous celui de l’autonomie. En étant optimiste, on peut espérer que cela ouvre deux fronts simultanés contre les prétentions totalitaires du système marchand. On peut d’ailleurs se tenir régulièrement au courant des avancées des uns et des autres et trouver des points de convergence (par exemple en organisant conjointement des événements). J’aimerais juste qu’on évite les exclusions et les anathèmes du type : « toi, t’es pas vraiment libre ; moi, je suis plus libre que libre ». Sur Dogmazic par exemple, il me semble que les « lalistes » et les « nc-istes » vivent en bonne entente (on peut même être l’un et l’autre à la fois).

« Freedom is tyranny. Tyranny is free ».

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Juste un mot pour signaler une autre façon de voir les choses :
La prédation du monde commercial sur le domaine culturel est légitimer par les licences libres.

Le monde commercial ne devrait pas avoir le droit de piller le bien public. Tout oeuvre culturelle devrait être de fait partageable et modifiable, seules les restrictions décidées par le créateur dans le cas où il le souhaiterai, devraient être mentionnées sous forme de licence.

Si ce n’est pas clair, reformulé le message de C reaction c’est :
Toute oeuvre culturelle est de fait(sauf indications contraire) partageable et modifiable librement.

http://morne.free.fr/Necktar7/creactionfr.htm

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J’aime bien la démarche de C Reaction. Je continue toutefois à utiliser la CC by-nc-sa par commodité : elle a l’avantage de fournir aux internautes un cadre conforme au droit, ce qui n’est pas négligeable en ces temps de criminalisation des « pirates » partageurs par des lois liberticides.
Jamendo, qui prônait les CC par opportunisme est d’ailleurs passé à la vitesse supérieure en créant ses propres contrats de diffusion « pro ». L’entreprise luxembourgeoise se positionne ainsi en concurrent « moins cher » que la SACEM auprès des commerces. Il n’est décidément plus du tout question de musique libre et de partage. Ça a le mérite d’être clair.



D�solé, les commentaires sont fermés.

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